Maison d’édition indépendante
Editions Initium Vitae
Initium Vitae n’est pas une maison d’édition.
C’est une œuvre littéraire habitée par plusieurs voix.
Chaque livre est écrit sous un nom différent.
Chaque nom incarne une manière de voir le monde.
Le tout est porté par une seule éditrice.
Pourquoi lire Initium Vitae :
Lire un livre d’Initium Vitae, c’est entrer dans une expérience de lecture lente et profonde.
Des livres qui interrogent.
Des livres qui apaisent.
Des livres qui restent longtemps après la dernière page.
Initium Vitae n’offre pas que des histoires “jolies”.
Nous offrons des textes qui vous dérangent, qui vous reconnaissent, qui veillent sur vous quand personne d’autre ne peut le faire.
Journal
Ne pas nourrir la bête
de Nina Hope
Silence de départ
Il y a parfois, au creux des jours les plus simples, une fatigue qui n’a pas de nom.
Ce n’est pas l’épuisement.
Ce n’est pas la tristesse.
C’est autre chose.
Un léger dégoût d’avoir trop donné.
Ou trop répété.
Quelque chose, en soi, s’est lassé de répondre.
On continue pourtant. On salue, on partage, on alimente, on publie, on sert.
Mais sous la main qui agit, il y a une voix qui se tait.
Et cette voix-là, silencieuse, douce, parfois acide, parfois lasse, finit par dire, à bas volume :
“Tu nourris quelque chose qui ne t’aime pas.”
C’est là que tout commence.
Pas dans un grand cri, pas dans un effondrement.
Mais dans ce retrait à peine perceptible, cette résistance intérieure sans bannière, sans slogan.
Tu ne veux plus répondre à tout.
Tu ne veux plus être une ressource.
Tu ne veux plus être une réaction.
Tu veux être présente sans te vendre.
Tu veux donner sans t’effondrer.
Tu veux écrire sans nourrir la Bête.
Alors tu t’arrêtes. Pas longtemps. Juste assez pour voir clair.
Tu poses la main. Tu retires le geste.
Tu laisses crever un réflexe au lieu de lui tendre encore un os.
Et dans ce silence minuscule, tu retrouves la royauté de ta conscience.


Nina Hope
Le corps d’ombre et de soi
Il y a des mots qui ne guérissent pas, mais qui accompagnent.
Des mots qui ne donnent pas de leçons, mais qui veillent.
Ce recueil en est tissé.
Le corps d’ombre et de soi est une traversée douce et lucide du rapport au corps, au visage, à l’image de soi.
Des textes courts, à lire ou à écouter, comme des haltes dans une journée trop pleine, ou trop vide.
Ils s’adressent à toutes celles qui, un jour, se sont trouvées moches, invisibles, trop ou pas assez.
À toutes celles qui veulent revenir à elles, sans violence, sans performance, sans injonction.
Chaque page est un miroir retourné.
Une main tendue vers soi-même.
Un souffle de paix au milieu du vacarme intérieur.
Il n’y a rien à atteindre ici.
Juste une présence.
Une voix.
La tienne, peut-être, quand tu te retrouveras.
Nos Ouvrages
Les Best Sellers de cette semaine
Chaque livre, chaque voix, chaque medium est une invitation à comprendre, à ressentir, penser ou grandir autrement.

Tumulus
de Nina Hope
Il s’élève, ventre de terre gonflé d’os et de songes, comme si la colline elle-même avait décidé de se souvenir.
Chaque pierre, chaque poignée de glaise, porte le poids d’un adieu que personne n’a prononcé à voix haute.
On monte le tumulus pour domestiquer la mort, on y empile la douleur pour qu’elle devienne monument, pour qu’elle cesse de ramper sous la peau des vivants.
Dans le silence minéral, la butte semble respirer.
Elle gonfle ses flancs de siècles de vents, de cris oubliés, d’éclats de lunes.
Car le tumulus n’est pas un simple tas : il est un œil fermé, un globe de nuit qui guette les descendants.
Il raconte à chaque lever de brume que la mémoire n’est pas un fil, mais une masse : elle se tasse, elle s’enracine, elle résiste.
On pourrait croire qu’il endort le chagrin, il le creuse.
On voudrait y déposer la peur de mourir, il la reflète.
Dans ce sol cabossé, la vie et la mort se tiennent la main, fusionnent dans un pacte dont on ne se souvient jamais assez, rien ne disparaît, tout s’amoncelle, même la tendresse, même la rage.
Alors, autour du tumulus, on tourne, on s’arrête, on écoute le sol.
Et l’on comprend, à la lenteur de nos pas, qu’ici commence le royaume des ombres dignes, celles qui se tiennent droites sous la pluie.

Le veilleur d’enfance de Nina Hope
Chaque nuit, un enfant monte sur une butte et veille.
Il tient une lanterne. Il ne parle pas. Il ne dort pas.
Tant qu’il est là, le monde demeure calme.
Dans cette vallée où tout semble à sa place, les saisons, les gestes, les silences, personne ne s’interroge vraiment sur sa présence. On vit. On oublie. On s’endort en confiance.
Mais un jour, quelque chose se dérègle.
Le temps se répète. Les voix se figent. Les nuits s’allongent.
Le calme devient trop parfait pour être honnête.
À travers sept mouvements d’une lente montée en tension, Le veilleur d’enfance explore la frontière trouble entre protection et contrôle, innocence et mensonge, refuge et enfermement.
Ce récit à la fois sensoriel et implacable questionne ce que nous appelons le bien, et le prix que nous acceptons de payer pour qu’un monde reste immobile.
Un texte bref et puissant, qui avance à pas feutrés…

La Dura de Nina Hope
La Dura, Chroniques d’une mémoire éternelle est un roman philosophique à la croisée des genres, entre le journal d’un être hors du temps et une méditation sur l’essence humaine.
La Gardienne, conscience silencieuse et protectrice, traverse les âges sans jamais intervenir directement. Elle observe, se souvient et veille sur l’humanité comme une mère invisible, aimante et inaltérable. À travers son regard, l’humanité est dépeinte comme un organisme vivant, en mutation perpétuelle, oscillant entre grandeur et effondrement.
Dans une langue poétique et dense, Nina Hope livre une œuvre d’une rare tendresse envers la condition humaine, sans ignorer ses failles. C’est un texte d’espérance, de lucidité et de réconciliation, destiné à celles et ceux qui croient encore à la beauté enfouie du monde.
La Dura explore l’humanité comme un organisme vivant, à travers le regard d’une conscience protectrice.
Un roman profond et lumineux, entre journal intime et fable philosophique

Un P’tit bonheur de Jun Monroe
Un roman lumineux sur les petits gestes capables de changer une vie.
Dans un petit village tranquille où les jours s’enchaînent sans bruit, le maire Alphonse Renard décide un matin de lancer un projet inattendu.
Avec l’aide de Monsieur Mignard, artisan discret au talent patient, il fait fabriquer une petite boîte pour chaque foyer du village.
Pas une boîte ordinaire.
Une boîte pensée comme un écrin.
Un endroit où l’on peut déposer une attention, un mot, un geste simple, ces petites choses qui éclairent une journée et rappellent que personne n’est vraiment seul.
Peu à peu, ces boîtes entrent dans les maisons, s’installent sur les tables de cuisine, dans les chambres, sur les étagères.
Elles deviennent des lieux où l’on dépose un sourire, un souvenir, un espoir.
Et sans que personne ne l’ait vraiment prévu, quelque chose commence à changer.
Dans les regards.
Dans les silences.
Dans les vies.
Un p’tit bonheur est un roman tendre et lumineux sur ces gestes minuscules qui, mis bout à bout, peuvent transformer un village… et peut-être aussi ceux qui le lisent.
Un livre doux, à ouvrir comme on ouvre une boîte précieuse.

Notes d’un petit fantôme de salon
de Jun Monroe
Journal d’une présence inutile mais tenace
par JunDans un salon ordinaire, quelque part, vit un petit fantôme.
Un fantôme minuscule, discret, presque invisible.
Il n’effraie personne.
Il ne hante pas les couloirs.
Il n’a aucune mission héroïque.
Il observe.
Depuis une table où repose une carafe d’eau et son bouchon de liège, il regarde la vie quotidienne d’une maison : une femme, sa fille, leurs habitudes, leurs silences, leurs rires.
De temps en temps, quand le moment lui semble juste, il fait tomber le bouchon de la carafe. Un petit signe. Un clin d’œil invisible.
Au fil des pages, ce fantôme apprend à comprendre les humains : leurs absences, leurs inquiétudes, leurs joies simples. Il découvre qu’il fait, lui aussi, partie de cette maison.
Un livre délicat et lumineux qui nous rappelle que les moments les plus simples, un rayon de soleil, un verre d’eau, un silence partagé, sont souvent les plus précieux.

L’enfant qui faisait pousser le monde
de Jun Monroe
Et si ce sur quoi nous portons notre attention faisait réellement pousser le monde autour de nous ?
Dans ce conte poétique et lumineux, Jun Monroe nous fait suivre un enfant qui découvre un phénomène étrange : chaque pensée, chaque émotion, chaque regard qu’il pose sur le monde fait naître quelque chose autour de lui.
Une fleur après un moment de joie.
Des ronces après une colère.
Une mousse douce après un soir apaisé.
Au début, l’enfant croit avoir trouvé un pouvoir magique. Il expérimente : la joie, la tristesse, la colère, l’émerveillement. Peu à peu, il observe les effets de ses pensées et comprend que son attention agit comme une graine invisible.
Mais l’apprentissage n’est pas simple.
Un jour, plus rien ne pousse. Le doute s’installe.
C’est dans ce silence qu’il découvre la vérité la plus profonde :
il ne s’agit pas de contrôler le monde… mais d’apprendre à choisir ce qu’on nourrit en soi.
À travers ses expériences, l’enfant comprend que certaines graines sont légères, d’autres lourdes, et que même les pensées difficiles peuvent se transformer lorsqu’on les regarde avec douceur.
Ce livre est une invitation à ralentir, observer, ressentir… et à réaliser que chaque regard que nous posons sur la vie est déjà une manière de la faire grandir.
Un conte philosophique délicat et universel, pour les enfants comme pour les adultes, qui rappelle une chose essentielle : le monde que nous regardons est aussi celui que nous cultivons.


