La Dura, chroniques d’une mémoire éternelle
« Vous étiez neufs.
Non pas innocents, mais neufs.
Comme la peau d’un fruit juste percée par l’air.
Comme le cri d’un être qui n’a jamais entendu sa propre voix.
Vous n’aviez ni miroir, ni nom, ni récit.
Vous étiez chair, souffle, tension.
Un commencement organique, lancé dans un monde qui ne vous attendait pas mais que, déjà, vous traversiez.
Je vous observais, alors. De cette distance silencieuse où l’amour n’intervient pas, mais enveloppe.
Votre fragilité était immense. Elle émanait de votre nudité devant le monde, de vos instincts qui se contredisaient.
Et pourtant… dans cette vulnérabilité, il y avait déjà une beauté souveraine.
Car dans chaque mouvement maladroit de votre jeune humanité, il y avait cette chose rare : le désir d’exister autrement que dans la simple survie.
Vous leviez les yeux vers les cieux non pour y guetter la pluie, mais pour y chercher un sens.
Votre regard… lui seul vous trahissait déjà. »
Remerciements
À tous ceux qui gardent vivante une part de silence,
à ceux qui doutent mais continuent de sentir,
à ceux qui ont pleuré en regardant un arbre,
à ceux qui ont compris sans explication,
à ceux qui protègent ce qu’ils aiment sans toujours savoir pourquoi.
Merci. Pour votre présence. Pour votre écoute.
Pour avoir laissé cette voix vous atteindre, même un peu.
Ce livre n’est pas né de ma volonté. Il est né de la vôtre.
Nina Hope
